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1-¬†Au Texas, des sapins de No√ęl au secours des dunes ras√©es par¬†les ouragans, AFP, 25/01/21, 09:00. Fran√ßois Picard

Sur la plage de Surfside, au sud-est du Texas, Toni Capretta semble encore abasourdie. Rien ne laisse deviner que s'élevaient ici, en juin, des collines de sable presque aussi hautes que cette Texane élancée.
Chaque hiver, son association "Save our Beach"¬†appelle des centaines de b√©n√©voles √† √©riger une barri√®re de dunes √† l'aide de¬†sapins de No√ęl. Il a suffi de cinq mois pour que l'oc√©an engloutisse plusieurs¬†ann√©es¬†d'efforts.
En toutes saisons, les habitants de Lake Jackson et de Houston pêchent ou se baignent le long des 37 kilomètres de plages du comté de Brazoria, dont fait partie Surfside Beach. Les dunes du littoral constituent un refuge pour des centaines d'espèces d'oiseaux, des tortues qui viennent y pondre et parfois même des alligators.
Ce samedi, à l'occasion de la "Journée des dunes", Toni Capretta dispense ses consignes aux bénévoles venus commencer leur reconquête de la terre sur la mer. 
Courb√©s, ils fixent au sol 3.000 sapins de No√ęl ainsi¬†recycl√©s, √† l'aide de pieux en bois non-trait√© et de ficelles en fibre¬†naturelle.


- Saison cyclonique active -
Après quelques mois, à force de retenir les grains de sable portés par les vents, les épines et les branches des conifères finissent par être complètement recouvertes. 
"C'est une combinaison parfaite", r√©sume Bryan¬†Frazier, directeur du d√©partement des parcs du comt√© de Brazoria qui supervise¬†cette op√©ration depuis 1978. "Ces arbres de No√ęl vont se d√©composer et¬†√™tre utilis√©s¬†comme fertilisant par la v√©g√©tation qui poussera dessus."
La technique fonctionne si bien que le comt√© re√ßoit¬†r√©guli√®rement des demandes de conseils. Ce fut le cas en 2012, apr√®s le passage¬†de l'ouragan Sandy sur les c√ītes du New Jersey et de l'√Čtat de New York, √†¬†plusieurs¬†milliers de kilom√®tres d'ici.
Il faut dire que l'√©rosion du littoral est subie ici de¬†fa√ßon tr√®s concr√®te. Les courants marins et l'embouchure de deux fleuves √†¬†proximit√© font de cette c√īte "une de celles qui connaissent le d√©clin le¬†plus rapide du¬†Texas", se d√©sole Bryan Frazier.
La barri√®re b√Ętie par les b√©n√©voles a jou√© son r√īle en¬†prot√©geant habitations et route contre des √©l√©ments particuli√®rement d√©cha√ģn√©s¬†l'an dernier.¬†
"La saison cyclonique atlantique 2020 a été très active. Trente tempêtes ont reçu un nom. Jamais autant n'ont été enregistrées en une seule saison", explique Phil Klotzbach, un expert des ouragans à la Colorado State University.


- D√©g√Ęts des temp√™tes -
Jamais depuis 2008 (et le passage de l'ouragan Ike), la c√īte¬†n'avait √©t√© aussi endommag√©e. Mais le fait qu'elle ait √©t√© loin de tout oeil de¬†cyclone emp√™che l'activation d'aides f√©d√©rales. "Les temp√™tes ne nous ont¬†pas¬†frapp√©s directement. Quand c'est le cas, vous b√©n√©ficiez de financements de¬†l'Etat", affirme Toni Capretta.
Ce qui a ravag√© la c√īte, ce sont les vagues et les hautes¬†mar√©es caus√©es par quatre temp√™tes qui se sont encha√ģn√©es √† quelques semaines¬†d'intervalle √† des dizaines, voire des centaines de kilom√®tres d'ici. Tout a¬†commenc√© tr√®s t√īt, d√©but juin, quand Cristobal a travers√© le Golfe du Mexique¬†avant de remonter le Mississippi.¬†
Il s'agit de "la tempête tropicale enregistrée la plus précoce à s'être abattue sur la Louisiane" depuis 1959, d'après le chercheur Phil Klotzbach.
Fin ao√Ľt, c'est un ouragan, Laura, qui heurte la Floride et¬†la Louisiane apr√®s avoir tu√© des dizaines de personnes en Ha√Įti et en¬†R√©publique dominicaine.¬†
Mi-septembre, les noms prévus pour les tempêtes de la saison sont épuisés et les météorologistes commencent à décliner l'alphabet grec. 
À la fin du mois, la tempête tropicale Beta sévit sur les eaux du Golfe du Mexique avant de se fracasser à 90 kilomètres de Surfside.
Cette longue série noire pour la ville du Texas se termine début octobre par un deuxième ouragan, Delta, qui lui aussi achève sa course en Louisiane.

 

 



2- La fonte des glaces s'est fortement accélérée en trois décennies, AFP, 26/01/21, 18:00


La fonte des glaces s'est fortement acc√©l√©r√©e en trois¬†d√©cennies, suivant "les pires sc√©narios" pr√©vus pour la calotte¬†glaciaire et contribuant √† une hausse des oc√©ans tr√®s grave pour les r√©gions¬†c√īti√®res, selon une √©tude¬†dirig√©e par l'universit√© britannique de Leeds.
Le taux de fonte s'est envolé de 65% entre 1994 et 2017, selon l'étude publiée dans la revue The Cryosphere, qui se base sur des observations satellitaires de la cryosphère (glaciers, banquise, calottes polaires, etc). 
Au total sur cette période, 28.000 milliards de tonnes de glace ont disparu, soit "l'équivalent d'une couche de glace de 100 mètres d'épaisseur recouvrant tout le Royaume-Uni", a précisé l'université de Leeds dans un communiqué publié lundi.
"Le taux de fonte des glaces sur Terre a sensiblement augmenté au cours des trois dernières décennies, de 800 milliards de tonnes par an dans les années 1990 à 1.300 milliards de tonnes par an en 2017", a-t-elle détaillé. 
Si toutes les régions étudiées sont concernées par ce phénomène, attribué à une hausse des températures atmosphériques et océaniques, les pertes sont les plus importantes pour la glace de l'océan Arctique (7.600 milliards de tonnes) et de l'Antarctique (6.500 milliards de tonnes). Les glaciers de montagne ont fondu de 6.100 milliards de tonnes. 
"Les calottes glaciaires suivent maintenant les pires scénarios de réchauffement climatique établis par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat" (Giec), a souligné Thomas Slater, l'auteur principal de l'étude. 
"Une augmentation du niveau des oc√©ans de cette ampleur¬†aura des impacts tr√®s graves sur les communaut√©s c√īti√®res durant ce¬†si√®cle", a-t-il ajout√©.¬†
Ces fontes ont indirectement contribué à une hausse globale du niveau des océans de 35 millimètres. Or, "on estime que chaque centimètre de hausse du niveau de la mer menace de déplacement environ un million de personnes habitant sur des terres peu élevées", indique le communiqué. 
Mi-janvier, l'ONU a alerté que le monde se dirigeait vers un réchauffement climatique "catastrophique" au XXIe siècle, après une année 2020 la plus chaude dans le monde, à égalité avec 2016.






3- Une énorme baleine morte découverte près de Naples, AFP, 20/01/21, 19:00


Le cadavre d'une √©norme baleine a √©t√© d√©couvert dans la nuit¬†de mardi √† mercredi pr√®s de Sorrento, dans le sud de l'Italie, ont annonc√© les¬†garde-c√ītes italiens, pour lesquels il s'agit "probablement de l'une des¬†plus¬†grandes" jamais trouv√©es en M√©diterran√©e.
Sorrento est une destination tr√®s pris√©e des touristes¬†situ√©e sur la c√īte √† une cinquantaine de km au sud de Naples.
Le corps du mammif√®re avait √©t√© rep√©r√© dimanche par des plongeurs¬†des garde-c√ītes, qui avaient d'abord √©t√© alert√©s de la pr√©sence d'une plus¬†petite baleine, qui a ensuite disparu au large.
Les garde-c√ītes ont remorqu√© la baleine par voie maritime¬†jusqu'√† Naples, o√Ļ elle sera autopsi√©e par des sp√©cialistes en biologie marine¬†pour tenter d'expliquer les causes de sa mort.


 




4- Des macaques aux crabes, les animaux mis en danger par les masques usagés, AFP, 21/01/21, 08:00. Sam Reeves

Les masques chirurgicaux qui permettent de sauver des vies pendant la pandémie de coronavirus sont devenus un véritable fléau pour les animaux qui peuvent se retrouver entravés ou étouffés par les masques usagés, abandonnés en grande quantité dans la nature.
Des masques à usage unique ont été retrouvés sur les trottoirs, dans les rivières et sur les plages de tous les continents depuis qu'ils sont devenus obligatoires dans les espaces publics dans de nombreux pays pour contenir la propagation du virus.
Les masques, fabriqués à base de polyester et polypropylène, peuvent mettre plusieurs centaines d'années avant de se décomposer.
"Les masques ne vont pas dispara√ģtre de sit√īt, mais¬†quand nous les jetons, ils peuvent menacer l'environnement et les animaux qui¬†partagent notre plan√®te", a soulign√© Ashley Fruno, une responsable de¬†l'association de¬†d√©fense des animaux PETA en Asie, interrog√©e par l'AFP.
Des macaques ont √©t√© observ√©s en train de m√Ęcher les¬†√©lastiques de masques usag√©s dans les collines environnant la capitale¬†malaisienne Kuala Lumpur, au risque de s'√©touffer.¬†
En Angleterre, l'organisation de protection des oiseaux RSPCA est venue au secours d'une mouette dont les pattes étaient restées entravées dans un masque pendant près d'une semaine à Chemsford.
L'association a été alertée par un passant qui a trouvé l'oiseau vivant mais immobile et l'a emmené dans une clinique vétérinaire avant de le libérer.
L'animal avait été entravé par les attaches du masque depuis plusieurs jours, "les élastiques s'étaient resserrés sur ses pattes et ses articulations étaient enflées et douloureuses", a indiqué l'inspecteur du RSCPA Adam Jones.


- Impact important en mer -
Mais l'impact le plus important de ces grandes quantités de déchets médicaux produits par la pandémie pourrait se faire sentir sur les animaux marins.
Des associations écologistes ont tiré l'alarme après avoir observé un nombre croissant de gants en latex, et d'autres équipements de protection dans les rivières et les mers.
Plus de 1,5 milliard de masques se sont retrouvés dans les océans l'an dernier, soit 6.200 tonnes de déchets plastiques supplémentaires, selon l'organisation environnementale OceansAsia.
Et il y a déjà des signes qu'ils menacent la vie marine.
Au Brésil, une association de protection de l'environnement a retrouvé des masques dans l'estomac d'un pingouin dont le corps était échoué sur une plage. Et un poisson-globe a été trouvé emprisonné dans un masque au large de Miami.
L'association française Opération Mer Propre a retrouvé un crabe mort, prisonnier d'un masque dans l'étang de Berre, près de Marseille en septembre.
Les masques et les gants en plastique "sont particulièrement problématiques" pour les créatures marines, souligne George Leonard, directeur scientifique de l'ONG américaine Ocean Conservancy.
"Quand ces plastiques se décomposent dans la nature, ils deviennent des particules de plus en plus petites", explique-t-il à l'AFP.
Ces particules peuvent entrer dans la cha√ģne alimentaire et¬†avoir un impact sur des √©cosyst√®mes entiers, dit-il.
L'ONG OceansAsia a demandé aux gouvernements d'augmenter les amendes contre ceux qui jettent des ordures dans la nature et encourage le recours aux masques réutilisables.

 

 


5- La protection des éléphants appelle les satellites à la rescousse, AFP, 21/01/21, 13:00


Des scientifiques ont commencé à utiliser l'imagerie satellite pour compter les éléphants depuis l'espace, une technique prometteuse pour contribuer à la protection des pachydermes en Afrique.
Selon une étude publiée par des chercheurs des universités britanniques d'Oxford et de Bath en décembre, algorithmes, apprentissage automatique et satellites pourraient être utilisés pour remplacer les techniques actuelles de comptage des éléphants, pratique essentielle à leur conservation.
"La population des √©l√©phants d'Afrique s'est effondr√©e¬†au cours du si√®cle dernier en raison du braconnage, de l'abattage en¬†repr√©sailles des pillages de cultures et de la fragmentation de¬†l'habitat", indique l'Universit√©¬†d'Oxford dans un communiqu√©. "Leur¬†conservation n√©cessite de savoir o√Ļ ils sont et combien ils sont: une¬†surveillance pr√©cise est vitale".
Actuellement, le comptage depuis le ciel gr√Ęce √† des¬†a√©ronefs est la technique la plus courante. Mais elle prend du temps et de¬†l'√©nergie et p√Ętit parfois de mauvaises conditions de visibilit√©.
"La surveillance par satellite est une technique discrète, ne nécessitant aucune présence au sol, éliminant ainsi le risque de déranger les animaux, ainsi que les risques pour l'homme lors des recueils de données", souligne l'université.
Autre avantage, un gain de temps considérable : "une opération qui auparavant prendrait des mois peut être accomplie en quelques heures".
La technique a d'abord été développée à l'Addo Elephant National Park, en Afrique du Sud. Les images, prises depuis un satellite en orbite à 600 kilomètres au-dessus de la Terre, ont pu couvrir jusqu'à 5.000 km2 en un passage et ont été recueillies en quelques minutes.
Les scientifiques ont entra√ģn√© l'algorithme pour ne¬†reconna√ģtre que les adultes sur une base de 1.000 √©l√©phants dans le parc¬†sud-africain, avant de voir qu'il pouvait √©galement identifier les¬†√©l√©phanteaux.
Ils espèrent que ces techniques seront adoptées en urgence pour protéger la biodiversité.



 



6- Loups : des signes de "dégradation de la dynamique de population", selon une note, AFP, 22/01/21, 19:00


La population en France des loups, espèce protégée, montre des signes de "dégradation de (sa) dynamique", avertissent le CNRS et l'OFB dans une note, qui interroge la gestion par la France des loups et des "tirs de prélèvement".
Cette analyse, publiée le 24 décembre sur le site de l'Office français de la biodiversité (OFB) dédié au loup en France, a été relayée vendredi par l'association Ferus, qui milite pour la sauvegarde de l'ours, du loup et du lynx en France.
A la sortie de l'hiver 2019-2020, "l'effectif de loups est estimé à 577 individus", moyenne d'une fourchette de 474 à 679 loups gris, contre environ 530 à la fin de l'hiver 2018-19, selon cette note.
Le loup gris, revenu en France par l'Italie après avoir été exterminé, est une espèce protégée. Des animaux peuvent toutefois être tués, "dans un cadre dérogatoire strict", pour lutter contre la prédation sur les troupeaux. En 2021, le nombre maximum pouvant a été fixé à 110. 
Un scénario supposant "que la population fonctionne comme avant le renforcement des prélèvements de loups donnerait une projection d'environ 700 loups à l'horizon 2020", indiquent dans leur étude l'OFB et le CNRS. "Plusieurs signaux montrent une dégradation de la dynamique de la population", signaux "à mettre en regard de la politique de gestion".
"La gestion de l‚Äôesp√®ce par les tirs ‚Äď-si telle √©tait¬†la volont√© de l‚ÄôEtat-- doit avant tout reposer sur un objectif de gestion des¬†attaques aux troupeaux et non de contr√īle des effectifs", poursuit¬†l'√©tude.¬†
"Les risques observés pour les troupeaux ne sont pas forcément directement proportionnels aux densités d’animaux, particulièrement sur les espèces territoriales et sociales comme le loup", poursuit le rapport.
"Le nombre d’attaques n’est pas uniquement lié au nombre de loups, mais aussi dépendant d'une multitude de facteurs biologiques, topographiques, ou encore humain", insistent les spécialistes.
"L'Etat fran√ßais √©coutera-t-il enfin ses propres¬†experts ? Agira-t-il avec prudence et misera-t-il vraiment, une bonne fois pour¬†toutes, sur les moyens de protection, la seule solution pour r√©duire les d√©g√Ęts¬†aux troupeaux¬†?", s'interroge Ferus dans un communiqu√©.

 

 

 



7- Pyrénées : l'Etat mis en demeure de remplacer les ours tués
, AFP, 25/01/21, 13:00

Une dizaine d'associations défendant la présence de l'ours dans les Pyrénées ont annoncé lundi avoir mis la ministre de l'Ecologie et le président de la République en demeure de remplacer les plantigrades tués en 2020 dans le massif franco-espagnol.
"A d√©faut de r√©ponse rapide, des plaintes seront¬†d√©pos√©es devant le tribunal administratif pour faire reconna√ģtre une nouvelle¬†fois la carence fautive de l'Etat dans ce dossier et obtenir une injonction de¬†proc√©der aux¬†l√Ęchers requis", ont-elle mis en garde dans un communiqu√©.
"Depuis que trois ours ont été retrouvés morts de cause humaine en 2020 dans les Pyrénées (...), nous ne cessons de demander au gouvernement de procéder au remplacement rapide de ces animaux, conformément à l'engagement pris dans le Plan Ours 2018-2028", ajoutent les associations.
En effet, la règle qui prévaut dans le plan visant à rétablir la population d'ours dans les Pyrénées est le remplacement du plantigrade si sa mort est provoquée par l'homme.
En novembre, les autorit√©s espagnoles avaient annonc√© la¬†mort de l'ourse Sarousse, "abattue d'un coup de feu". En juin, un¬†autre ours avait √©t√© abattu pr√®s de la station de ski fran√ßaise de Guzet, en¬†Ari√®ge. Et en avril,¬†c'est l'ours Cachou, un m√Ęle de six ans qui avait √©t√©¬†retrouv√© mort dans le val d'Aran en Espagne, apr√®s avoir √©t√© empoisonn√© selon¬†la presse espagnole.
De part et d'autre des Pyrénées, la présence de l'ours est décriée, parfois combattue, notamment par les éleveurs qui déplorent de nombreuses prédations de brebis. 
"L'annonce du président aux responsables agricoles locaux en janvier 2020 sur le fait +de ne pas procéder à de nouvelle introduction+ ne peut concerner le cas des ours morts +de cause anthropique (braconnage ou accident)+ comme l'atteste la Feuille de route Pastoralisme et ours de juin 2020", ont indiqué les associations de défense de l'ours, dont Férus et Pays de l'Ours-Adet. 
Pour eux, une décision d'Emmanuel Macron de ne pas remplacer ces ours "donnerait le sentiment de cautionner et de tolérer la violence des opposants radicaux à l’ours, croissante depuis son élection".
L'ours des Pyrénées étant menacé d'extinction, la France a engagé dans les années 1990 un programme de réintroduction d'ours venant de Slovénie.
"Sans r√©ponse rapide de l'√Čtat, nos associations¬†prendront, elles, leurs responsabilit√©s en lan√ßant toutes les proc√©dures¬†l√©gales n√©cessaires", ont affirm√© les associations.

 

‚ÄúJ‚Äôai lu quelque part que cet arbre est une des esp√®ces qui¬†diffuse le plus d‚Äôoxyg√®ne‚ÄĚ explique un jeune volontaire √†¬†Associated¬†Press, fier du ficus qu‚Äôil vient tout juste de planter¬†dans la¬†for√™t de la r√©serve Kukrail.
‚ÄúIl y a tellement de pollution en ville que nous avons¬†besoin des arbres pour produire de l‚Äôoxyg√®ne‚ÄĚ
Pour Akhilesh Yadav, ministre en chef d‚ÄôUttar Pradesh,¬†planter autant d‚Äôarbres encouragera la prise de conscience de l‚Äôimportance du¬†reboisement des for√™ts, et la¬†n√©cessit√© de conserver et prot√©ger¬†l‚Äôenvironnement. ‚ÄúDe s√©rieux efforts sont primordiaux pour r√©duire les¬†√©missions de carbone et limiter les effets du changement¬†climatique,‚ÄĚ a-t-il¬†√©galement d√©clar√©. ‚ÄúUttar Pradesh a fait un premier pas dans cette d√©marche.‚ÄĚ
Les gouverneurs des 29 √Čtats de l‚ÄôInde sont vivement¬†encourag√©s √† lancer des op√©rations de reforestation, pour augmenter le nombre¬†d‚Äôarbres dans tout le pays. Ces¬†actions environnementales font partie des¬†engagements pris par le gouvernement Indien, lors de la COP 21 qui a eu lieu √†¬†Paris, entre novembre et d√©cembre 2015.
L‚Äô√Čtat a mis de c√īt√© pr√®s de 6,2 milliards de dollars (soit¬†environ 5,6 milliards d‚Äôeuros) pour des initiatives similaires, et¬†esp√®re honorer sa promesse, qui consiste √†¬†replanter l‚Äô√©quivalent de 95¬†millions d‚Äôhectares de for√™t d‚Äôici 2030. Des gardes-chasse √† la¬†retraite seront charg√©s de surveiller les r√©gions o√Ļ les arbres ont √©t√©¬†plant√©s, afin¬†d‚Äôobserver et de contr√īler la bonne croissance des jeunes plants.¬†Seuls 60% d‚Äôentre eux sont destin√©s √† pousser correctement.

 

 

4- La "m√©moire" de la glace du Mont-Blanc bient√īt¬†conserv√©e en Antarctique, AFP, 12/07/16, 12:00
Antoine Agasse


Stocker des √©chantillons de glaciers en Antarctique: l'id√©e¬†peut para√ģtre saugrenue. C'est pourtant l'objectif d'une √©quipe de chercheurs¬†qui va se rendre en ao√Ľt sur le¬†Mont-Blanc pour y pr√©lever de la glace menac√©e¬†par le r√©chauffement climatique.
"Ce n'est pas pour le plaisir de garder quelques¬†gla√ßons. La glace est un puits d'information", explique √† l'AFP J√©r√īme¬†Chappellaz, directeur de recherche au Laboratoire¬†de Glaciologie et G√©ophysique¬†de l'Environnement (LLGE) √† Grenoble.
Au total, une douzaine de glaciologues fran√ßais, italiens et¬†russes vont passer plusieurs jours √† 4.300 m√®tres d'altitude, au col du D√īme,¬†pour forer trois carottes de glace de¬†140 m√®tres de long.
Ces "échantillons" de plusieurs tonnes seront conditionnés dans des caisses isolantes puis une des carottes sera analysée au laboratoire de Grenoble pour constituer une base de données ouverte à tous les scientifiques. Les deux autres devraient rejoindre la base franco-italienne Concordia, en Antarctique, à l'horizon 2019 ou 2020.
Une opération de carottage est également programmée au printemps 2017 sur le glacier de l'Illimani, à 6.300 mètres d'altitude, en Bolivie, dans des conditions nettement plus difficiles.
Objectif : conserver pour des siècles la "mémoire de la glace", une "matière première" extrêmement précieuse pour les scientifiques.


- Recherche sur les virus -
En se formant sous l'effet des chutes de neige, les glaciers emprisonnent en effet de petites bulles d'air et des impuretés, témoins - en profondeur - de l'atmosphère d'il y a plusieurs dizaines ou milliers d'années.
C'est ainsi que les glaciologues ont pu établir le lien entre températures et gaz à effet de serre. Sur les glaciers du Mont-Blanc, les chercheurs peuvent étudier l'évolution de la pollution ou de l'activité industrielle au niveau européen sur une centaine d'années.
"On a ainsi un joli pic de c√©sium 137 en avril¬†1986" apr√®s la catastrophe de Tchernobyl, sourit J√©r√īme Chappellaz.
Et au regard de l'évolution très rapide des technologies, "on est incapables de dire ce qu'on sera capables de faire scientifiquement dans 50 ans ou 100 ans", souligne-t-il: "Qu'est-ce qu'on pourra mesurer? Pour en tirer quoi comme information liée à l'environnement, au climat ou à la biologie ?"
Le chercheur cite notamment les recherches sur les mutations de virus ou de bactéries, piégés dans la glace, comme piste de travail possible.
Mais les glaciers √©voluent - fondent - tout aussi¬†rapidement, √† tel point que ceux qui culminent √† moins de 3.500 m√®tres¬†devraient dispara√ģtre avant la fin du si√®cle dans les¬†Alpes. Dans les Andes, le¬†glacier de Chacaltaya (Bolivie), qui culminait √† 5.300 m√®tres, a disparu d√®s¬†2009.
"Cette ann√©e, il y a eu de la fonte √† 6.000 m√®tres sur¬†l'Illimani avec le ph√©nom√®ne climatique El Ni√Īo", souligne Patrick Ginot,¬†ing√©nieur de recherche √† l'Institut de¬†recherche pour le d√©veloppement (IRD) et¬†un des initiateurs du projet.
Dans 50 ans, "on aura sans doute les outils pour¬†analyser mais on n'aura peut-√™tre plus les carottes de glace", pointe¬†J√©r√īme Chappellaz.


- "Congélateur naturel" -
Dans les dix ans qui viennent, les glaciologues esp√®rent donc¬†effectuer une vingtaine de carottages sur des sites r√©partis sur tous les¬†continents. L'ensemble des carottes¬†seront conserv√©es dans une cave de neige √†¬†Concordia, "un cong√©lateur naturel √† -50¬įC", √† l'abri des pannes¬†√©lectriques ou des attentats.
Le projet, qui s'inscrit dans un programme de l'Unesco, est notamment soutenu par le CNRS, l'Université Ca’Foscari de Venise et l'Université Grenoble Alpes (UGA).
Mais faute de retombées immédiates en termes de recherche, les financeurs traditionnels n'ont pas pu être sollicités. La fondation UGA a donc fait appel au mécénat privé pour trouver les quelque deux millions d'euros nécessaires sur cinq ans.