Que se passe t-il dans la ruche en Décembre ?
Zoom sur : Les hivers doux, un nouveau défi pour les abeilles
Décembre est l’un des mois les plus calmes pour les abeilles.
Dès que les températures descendent durablement sous les 10°C, la colonie se regroupe au centre de la ruche pour former ce que l’on appelle la grappe d’hiver.
Ce phénomène est vital pour les abeilles. Elles se serrent les unes contre les autres pour maintenir une température interne stable autour de la reine.
Au cœur de la grappe, il fait environ 25 à 30°C, même lorsqu’il gèle dehors.
Elles ne sortent quasiment plus. Les rares sorties n’ont lieu que lors de belles journées ensoleillées, pour effectuer un vol de propreté, indispensable à l’hygiène de la colonie.
La reine, de son côté, réduit fortement sa ponte. Dans de nombreuses régions, le couvain disparaît presque totalement en décembre. Pourquoi ?
L’absence de couvain permet à la colonie de diminuer sa consommation d’énergie et de se concentrer uniquement sur les abeilles d’hiver, spécialement conçues pour vivre plusieurs mois.
Durant tout ce mois, la colonie vit en autonomie totale, se nourrissant exclusivement de ses réserves de miel accumulées à la belle saison.
Et du côté des apiculteurs ?
En décembre, les apiculteurs interviennent très peu.
À cette période, la priorité est de ne pas déranger la colonie, car ouvrir une ruche en hiver peut provoquer un choc thermique dangereux.
Le travail se concentre donc sur une surveillance extérieure attentive.
L’apiculteur vérifie :
- que les ruches sont bien protégées du vent et de l’humidité,
- que l’entrée reste dégagée de la neige, des feuilles ou de la mousse,
- que les ruches sont toujours stables après des tempêtes ou des épisodes de vent fort,
- et parfois, d’un simple geste, il soulève légèrement l’arrière de la ruche pour s'assurer de son poids, gage de bonne santé.
Décembre, c’est en quelque sorte un mois de veille silencieuse. Une période où l’on prend soin de ne rien faire… sauf observer, protéger et anticiper.